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TURQUIE - Istanbul
Patriarcat Œcuménique de Constantinople
Ökümenik Ortodoks Patrikhanesi

Patriarcat Oecuménique

Le Patriarcat Œcuménique est le centre le plus important de l'église chrétienne orthodoxe dans le monde. Cette institution possède une histoire vieille de dix-sept siècles et constitue le centre de toutes églises orthodoxes. Après la prise de Constantinople pendant la quatrième croisade (1204), le Patriarcat Œcuménique a été transféré à Nicée (1206), mais l’empereur Michel VIII, paléologue, l'a restauré à Constantinople lors de la reconquête de la ville en 1261. Lorsque Constantinople est devenue la capitale de l'empire ottoman en 1453, le patriarche œcuménique (alors, Gennadius II) a été reconnu ethnarque des peuples orthodoxes.

L'église patriarcale Saint-Georges a autrefois servi de couvent aux nonnes orthodoxes. Le patriarche Matthieu II (1598-1601) l'a convertie en maison du patriarcat œcuménique vers la fin de sa tenure.

Le bâtiment a été restauré en 1614 par le patriarche Timothée II (1612-1620. Détruite par un incendie en 1720, l'église a été entièrement reconstruite par le patriarche Jérémie III (1716-1726). Un siècle plus tard l'église a été rénovée en 1836 par le patriarche Grégoire VI (1835-1840).

Patriarcat Oecuménique

Patriarcat Oecuménique  Patriarcat Oecuménique 
     
La première chose que chaque chrétien orthodoxe fait lorsqu’il entre dans une église est d'embrasser une icône, puis, il allume une bougie. Symbole de la lumière du Christ, cette bougie sera placée à côté d'autres bougies sur un support spécial, symbole de la communauté, et qui caractérise le corps du Christ. Un coffre à bougies est situé sur le côté droit du narthex de l'église. Les parois extérieures sont recouvertes d’un placage de noyer et décorées de grands pétales d'ivoire. Cette splendide pièce date du dix-septième siècle ; une inscription indique qu’il s’agit d’une donation effectuée par «Manuel, fils de Pierre, de Kastoria, en 1669.»

Le trône patriarcal, situé au milieu de la nef, est l'un des objets les plus précieux et les plus vénérables de l'église Saint Georges. La légende l’attribue à Saint Jean Chrysostome (398-404). Selon les inscriptions inscrites sous les gouttières des pignons du trône, il s’agit d’un cadeau offert en 1577 par le patriarche Jérémie II à l'église patriarcale de Panagia Pammakaristos. Une inscription à la base du trône identifie son auteur : un artiste athénien portant le nom de Laurentios.
Le trône haut de quatre mètres est en noyer. Il est marqueté avec de l'ivoire, de la perle et du bois coloré. Dans le passé, il était également décoré de pierres précieuses.
     
Patriarcat Oecuménique L’iconostase (cloison  qui sépare le Sanctuaire où on célèbre l'Eucharistie de la nef qui est réservée aux croyants) de l'église Saint Georges n'appartient pas à un modèle iconographique spécifique, mais constitue plutôt une compilation d’influences byzantines, baroques et même ottomanes. L’écran d’icônes, construit en bois doré, est divisé en trois sections et trois niveaux. De plus petites icônes sont placées à l’avant de l’iconostase afin de les rendre plus accessibles à la dévotion et à la vénération personnelle.

Comme des icônes, les reliques constituent un aspect central de culte chrétien orthodoxe. Elles sont enchâssées dans des cadres minutieusement ouvrés, ou des reliquaires, et exposées à la vénération des fidèles.
Les reliques de trois saintes sont préservées intactes dans une rangée de reliquaires à la droite de la nef.
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