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Beijing (Pékin)
Tombeaux Ming

Beijing
Photo Satellite
Chine
 
Le Tombeau Impérial est remarquable non seulement par son tumulus carré ou rond, mais aussi par une série d'édifices et une garde d'honneur en pierre sculptée en faction devant le tombeau. La sépulture impériale occupe souvent un espace dont la circonférence atteint plusieurs dizaines, voir une centaine de kilomètres.
Les tombeaux de Ming à Pékin occupent un espace d'un périmètre d'au moins cent kilomètres.

Pour un tombeau impérial, les constructions en surface sont divisées en trois parties : les constructions pour les sacrifices, la voie sacrée et les locaux administratifs.

Les constructions pour les sacrifices


Une salle principale est reliée par des galeries à des salles latérales. L'autel (cinq objets rituels de cérémonie sous les Ming) est dressé derrière cette salle. Ce groupe d'édifices, très simples au début, évoluèrent avec le temps pour ressembler au Palais Impérial.

 La voie sacrée (shendao)

C'est un chemin menant à la salle des sacrifices et au tombeau. Il s'appelle aussi la "Voie Impériale" ou l'Allée. C'est un chemin purement d'apparat. Chaque tombeau est desservi par une voie sacrée, mais dans une nécropole il n'y a qu'une voie sacrée principale qui conduit en général au tombeau du premier empereur. Dans la nécropole des Ming, la voie sacrée principale mène au tombeau de l'empereur Yongle (Zhu Di qui régna de 1402-1424). La grandeur de la Voie sacrée des Tombeaux Ming s'étend sur 7 km.

Les locaux administratifs


Chaque tombeau impérial était sous la surveillance d'une administration qui, dans son enceinte murée, possédait un tribunal, des rues et des quartiers d'habitations.
Le palais souterrain, nommé aussi le palais mystérieux ou le palais ténébreux est une composante importante du mausolée impérial. On en a une connaissance concrète depuis l'ouverture du palais souterrain du Ding Ling, l'un des treize tombeaux des Ming. D'une simple forme à l'origine, il prit, au cours des siècles, la forme d'un somptueux palais souterrain.
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Le Shi San Ling, un des Treize Tombeaux des Ming, se trouve à dix kilomètres au nord du district de Changping, au nord-ouest de Beijing. Les travaux durèrent deux siècles, sans interruption, de 1409 à 1644, année de l'effondrement de la dynastie Ming. La nécropole couvre une superficie de 40 kilomètres carrés, et se trouve dans une cuvette fermée à l'est, à l'ouest et au nord par les contreforts des monts Yanshan.

Après son accession au trône en 1403, Yongle (Zhu Di) décida en 1406 de mobiliser artisans et paysans pour agrandir Beijing. L'année suivante l'impératrice Xu mourut et, au lieu de faire construire une sépulture à Nanjing (Nankin), Yongle envoya son ministre des Rites et un géomancien chercher un terrain propice à Beijing. Ces derniers jetèrent en 1409 leur dévolu sur la zone où se trouve l'actuelle nécropole.

La porte principale de la nécropole se nomme Du Gong Men (Grande porte du palais) ; elle est percée de trois ouvertures et couvertes de tuiles jaunes. C'était le passage que le cortège devait obligatoirement emprunter pour offrir des sacrifices. A partir de la Grande Porte du Palais, une muraille d'enceinte d'environ 40 kilomètres de long entourait la nécropole en suivant la configuration du terrain.

En franchissant la porte du palais, on arrive à la porte Ling En (des faveurs éminentes), à trois ou cinq ouvertures, puis à la salle Ling En à sept ou neuf travées. C'est dans la salle Ling En que l'empereur et l'impératrice se recueillaient devant la tablette du défunt. Au Shi San Ling, seul le Chang Ling conserve encore sa salle Ling En qui fut construite entièrement en bois. Après la salle Ling En se trouve le mur circulaire (baocheng), soutenant une butte de terre imposante qui renferme les dépouilles de l'empereur et de l'impératrice. Le baocheng est surmonté d'une tour de la stèle à son extrémité antérieure. Devant la tour de la stèle se trouve une table de pierre sur laquelle sont posés les wugong, c'est à dire les cinq objets rituels : un encensoir, deux chandeliers et deux vases de pierre.

Le pavillon de la stèle (beiting) possède un double toit aux rebords en saillie. Aux quatre coins du pavillon sont érigées quatre colonnes (huabiao) en marbre blanc, sculptées de motifs en forme de nuages et de dragon, et qui sont aussi grandes que celles que l'on trouve devant la porte TianAnMen. Au centre du pavillon se trouve une grande stèle d'environ 10 mètres de haut et érigée par l'empereur Chengzu des Ming. Cette stèle nommée "stèle du Chang Ling des Grans Ming dédiée aux mérites divins et aux vertus sacrées de l'empereur". Elle porte d'un côté une inscription de trois mille caractères rédigée par l'empereur Renzong (Zhu Gaozhi), et de l'autre côté une composition poétique de l'empereur Qianlong. La stèle est dressée sur une énorme tortue de pierre.

La tortue s'appelle bixi, elle a la capacité de porter un lourd fardeau. A cause de sa longue vie, la tortue a depuis l'antiquité obtenu la faveur de l'homme.
Après le pavillon de la stèle, on s'engage dans la voie sacrée. Sur une distance de 800 mètres sont représentées, quatre lions, quatre xiezhi (animal mythique unicorne), quatre éléphants, quatre qilin (animal mythique de bon augure) et quatre chevaux, qui sont représentés alternativement accroupis et debout, puis quatre mandarins militaires, quatre mandarins civils et quatre mandarins émérites. Ces grandes statues sont taillées dans un seul bloc de pierre et constituent chacune un ouvrage d'art magistral. La statuaire qui symbolise la garde d'honneur de l'empereur vise principalement à orner le mausolée.

Trois mille objets de grande valeur furent mis au jour au Ding Ling, comme des tissus, des vêtements, des bijoux et des ustensiles en or, des jades et des porcelaines, qui constituent autant de témoignages de l'art Ming.
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