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Beijing (Pékin)
Cité Interdite

Beijing
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Chine

Des Yuan aux Ming

Yongle - Beijing - Pekin
Au cours du XIVe siècle, la dynastie mongole des Yuan, qui gouverne la Chine depuis 1276, est minée par des querelles de succession. Des révoltes paysannes éclatent simultanément dans de nombreuses provinces.

Dans cette situation confuse, Zhu Yuanzhang, un paysan particulièrement charismatique éclipse peu à peu tous les autres chefs rebelles. Quand ses troupes arrivent à Pékin, en 1368, les Mongols ont déjà fui. La même année, il fonde à Nanjing (Nankin) une nouvelle dynastie, celle des Ming et adopte Hongwu pour nom de règne.

Hongwu révèle de grandes capacités d'administrateur. Il met en œuvre une ambitieuse reconstruction économique. Son action va être poursuivie par Yongle troisième empereur des Ming et l'un des plus illustre de l'histoire de Chine.

En raison de la menace mongole, toujours présente, le monarque décide de transférer le centre politique de son empire à la frontière septentrionale, en faisant de Pékin sa capitale.
Hongwu - Beijing - Pekin

Yongle (1403-1424)

 

Hongwu (1368-1398)

 

Construction de la Cité Pourpre Interdite

 
Au coeur de Pékin, dans un grand quadrilatère de 960 m sur 750 m, Yongle fait construire une véritable ville dans la ville, un ensemble de palais digne du souverain de l'Empire du Milieu : la Cité Pourpre Interdite (Zijin cheng).

La couleur pourpre, symbole de joie et de bonheur, est aussi celle de l'étoile polaire, centre de l'univers selon la cosmogonie chinoise. Le complexe palatial est orienté sud-nord, comme tous les monuments chinois. D'impressionnants remparts en terre damée, parmentés de briques, hauts de 10 m, doublés de douves de 50 m de larges, isolent le palais de la ville. Seules quatre portes monumentales, aux quatre points cardinaux, ouvriront la Cité sur l'extérieur. En 1421 Yongle inaugure la nouvelle demeure impériale. 
     
Beijing - Pekin - Cité Interdite   Wanli - Beijing - Pekin Tianqi - Beijing - Pekin 

Cité Interdite

Wanli (1573-1620)

Tianqi (1621-1627)

     
Beijing - Pekin - Empereur Kangxi  A la fin du XVIe siècle, l'Empire connaît d'importantes difficultés ; l'insécurité sévit sur la frontière mongole. Certains paysans abandonnent les terres, se réfugient dans les montagnes et constituent des bandes armées. A la fin du règne de Wanli et sous celui de Tianqi le gouvernement est déstabilisé par les luttes de pouvoir que se livrent les fonctionnaires et les eunuques.

Vers 1636, deux grandes régions sont en état de sécession ; l'une en Chine du Nord dirigée par Li Zicheng, l'autre au sud administrée par Zhang Xianzhong. En 1644 apprenant que Li Zicheng s'est emparé de Pékin, le général Wu Sangui décide de faire appel aux troupes mandchoues pour chasser l'ennemi de Pékin. les Mandchous entrent dans la capitale et entreprennent la conquête de la Chine à leur profit.

Une nouvelle dynastie : les Qing


Au milieu des grands bouleversements suscités par la chute des Ming, un élément au moins reste inchangé : les nouveaux empereur gardent Pékin pour capitale, restant à proximité de la frontière nord de l'Empire. Sur son lit de mort, Shunzhi, le premier empereur mandchou (1644-1661), désigne comme héritier son troisième fils Kangxi alors âgé de sept ans.

En 1669, ce dernier congédie ses régents et prend les rênes du pouvoir. Le jeune empereur prend une série de mesures qui adoucissent les caractères les plus extrêmes de la politique ségrégationniste menée jusque-là par les Qing. Un soin attentif à protéger la paysannerie ramène peu à peu la prospérité dans les campagnes. Un réel intérêt intellectuel, doublé d'un sens politique aiguisé, incite également Kangxi à faire six tournées d'inspection dans les régions du Bas Yangzi, berceau de la civilisation chinoise.

Kangxi

     
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