Gustave Caillebotte
Intérieur d'atelier avec poêle (1872)
Collection particulière, Paris


 
 
 
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Vraisemblablement, le peintre nous offre ici une vue de son atelier situé au deuxième étage de l'hôtel familial de la rue de Miromesnil, comme le laisseraient penser les initiales G.C. que l'on lit sur le revers d'une toile appuyée sur le mur, ou est-ce celui d'un ami ? Rien ne permet de trancher ou de donner une date précise à cette toile des débuts de l'artiste.

Ce thème, fréquent dans la tradition picturale, est traité par Caillebotte, alors élève des Beaux-Arts, avec réalisme et sans grande originalité. Le plat de cuivre et le tissu semblent jetés là pour l'équilibre d'une composition soigneusement pensée.

Cependant si cette toile ne déflore en rien l'intimité de l'artiste, elle nous donne une idée exacte des objets familiers qui meublaient son univers personnel hors du contexte familial ou amical.

L'œil est immédiatement focalisé sur la statue de plâtre dont la blancheur éclate dans cet environnement sombre. Les diagonales de la corniche de la boiserie dont le coin est masqué par la chute de l'épaisse étoffe vieux rouge et le conduit du poêle mis en relief par la lumière, achèvent de recentrer le tableau sur la gauche.
 
Gustave Caillebotte - Intérieur d'atelier avec poêle
 
[N° 10] Intérieur d'atelier avec poêle (1872)
Huile sur Toile (H. 0,81; L. 0,65)
 
La statue, une copie de l'Ecorché de Jean-Antoine Houdon, objet d'étude anatomique dans l'instruction académique, nous invite à regarder les deux triptyques du mur de gauche. Il s'agit d'estampes gravées sur bois par des artistes Ukiyo-e, actifs dans les années 1860, probablement Yoshitora ou Yoshikazu dont certaines représentent des étrangers dans une maison de thé, reçus par des geishas japonaises.

 Les grands effets de perspective en diagonale et l'absence d'horizon des deux tableaux japonais se retrouvent dans les toiles de Caillebotte, considéré comme un des plus audacieux du groupe impressionniste par "son ignorance des lois de la perspective". Le vase, les plats et les lanternes en porcelaine japonaise témoignent encore de l'intérêt que l'artiste portait au japonisme. Autre note d'exotique de ce lieu, la représentation d'une plantureuse femme noire à l'épaule dénudée. Au-dessus, la petite toile sans cadre, serait une étude de paysage de Caillebotte.
 
   
 
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