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Le jardin du Luxembourg

Jardin du Luxembourg
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Jardin du Luxembourg Jardin du Luxembourg Jardin du Luxembourg

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Le jardin créé en 1617 par Boyeau de La Bareaudière, premier théoricien du jardin français, à l'initiative de Marie de Médicis, s'ordonnait autour d'un parterre central couronné de terrasses. Deux mille ormes alignés en carré encadraient la perspective qui butait au sud contre le mur de l'enclos des Chartreux. Les moines refusant de céder un pouce de terrain, l'extension vers le sud ne fut réalisée qu'à la fin du XVIIIème siècle, après la disparition du couvent pendant la révolution. Le Luxembourg fut remanié sous le Premier Empire par Chalgrin, qui élargit et prolongea la perspective centrale et créa un jardin au sud-ouest. De cette époque datent les balustrades qui surplombent le parterre et le bassin centraux. Sous le Second Empire, le percement des rues et avenues avoisinantes réduisit sa superficie, mais sa configuration ne fut pas remise en cause.

Le jardin princier dans lequel Watteau s'introduisit secrètement pour y trouver l'inspiration s'ouvrit au public en 1778. Il est depuis, celui des étudiants et des habitants du quartier. A la différence des autres parcs, on n'y donna que très rarement des fêtes. Un kiosque à musique, un manège de chevaux de bois réalisé par Garnier et de nombreux abris furent installés dès le XIXème siècle, complétés aujourd'hui par de multiples aires destinées aux loisirs et aux jeux.

Disséminée dans tout le jardin, la statuaire comprend environ quatre-vingt œuvres, dont la célèbre série des reines et dames de France, réalisées par des artistes représentatifs du XIXème siècle : Cain, Frémiet, Bourdelle, Marqueste... Le jardin compte trois fontaines : la fontaine Médicis, qui porte les armes de la reine sur son fronton et à laquelle est adossée, depuis 1869, la fontaine du Regard, et la fontaine commémorant Eugène Delacroix, ornée d'un bronze de Jules Dalou (1890).

Giroflées, sauges, dahlias... se succèdent dans les plates-bandes et les parterres qui sont renouvelés trois fois par an. A la belle saison s'y ajoutent des orangers, des palmiers-dattiers, des grenadiers et des lauriers-roses, certains vieux de deux siècles. De par et d'autre du palais s'étendent des surfaces boisées plantées de marronniers blancs. Isolé par un écran végétal composé de lauriers, d'aucubas et de troènes, le jardin à l'anglaise offre une grande variété d'essences et comporte un verger, vestige de la pépinière des Chartreux, comprenant deux mille variétés de pommes et de poiriers plantés en espalier.

L'un des plus beaux jardins parisiens, romantique à souhait. Grands parterres à la française qu'aimèrent, avant les étudiants d'aujourd'hui, Baudelaire, Gérard de Nerval, Verlaine et Rilke...

Les principales essences des parcs parisiens sont sélectionnées selon leurs capacités à supporter des élagages répétés et à résister à la pollution atmosphérique et aux maladies. C'est le cas des marronniers, des tilleuls et des érables qui constituent autant de refuges pour les oiseaux. Si la plus grande majorité d'entre eux se donnent à voir au printemps, certains s'adaptent mieux à l'hiver comme le pic épeichette, gros comme un moineau, ou encore le roitelet triple-bandeau, le plus petit oiseau d'Europe.

Du temps de Saint Louis s'élevait sur ce terrain une bâtisse maudite appelée le château de Vauvert. Plus tard, les terrains achetés par Marie de Médicis au duc de Luxembourg étaient marécageux. Les gaz qui s'échappaient de leurs eaux pestilentielles s'enflammaient pour former des feux follets. D'où l'idée du diable, et donc, de l'expression "aller au diable Vauvert".

A gauche de l'entrée, par la place Edmond-Rostand, les rendez-vous amoureux se donnent près de la superbe fontaine de Médicis entourée de platanes. Elle date de 1624, mais les sculptures sont du XIXème siècle. Le plus bel endroit du quartier pour conter fleurette.

Notre-Dame des Champs ou Vavin Luxembourg Ouvert de 8h00 à 17h00 en hiver et de 7h30 à 20h00 en été.
English Version
The garden created in 1617 by "Boyeau de La Bareaudière", first theorist of the French garden, on Marie de Médicis's initiative, organized itself around a central flowerbed crowned with terraces. Two thousand elms aligned in square framed the perspective which stumbled in the South over the wall of the enclosure of the Carthusian monks. The monks refusing to give up a thumb of ground, the extension southward was realized only at the end of the 18th century, after the disappearance of the convent during the revolution. Luxemburg was reshaped under the First Empire by Chalgrin, who widens and prolonged the central perspective and created a garden in the southwest. Of this time the balustrades date which overhang the central flowerbed and the pond. Under the Second Empire, the percement of streets and the neighbouring avenues the surface reduced, but the configuration was not questioned.

The princely garden in which Watteau got secretly to find there the inspiration opened to the public in 1778. It is since, that of the students and the local residents. Unlike the other parks, one gave it only very rarely name-days. A bandstand, a merry-go-round realized by Garnier and numerous shelters were installed from the 19th century, completed by multiple areas intended for the leisure activities and for the games today.

Spread in all the garden, the statuary includes about eighty works, among which the famous series of the queens and ladies of France, realized by representative artists of the 19th century: Cain, Frémiet, Bourdelle, Marqueste... The garden counts three fountains: the fountain Médicis, which carries the weapons of the queen her pediment and to whom is leaned, since 1869 , the fountain of the Glance, and the fountain commemorating Eugène Delacroix, decorated with Jules Dalou's (1890) bronze.

Wallflowers, sages, dahlias... The flowerbeds succeed one another in flowerbeds and which are renewed three times a year. In the summer months add to it orange trees, palm trees - date palms, pomegranate trees and oleanders, certain old men of two centuries. Due to and of other one of the palace extend standing woody surfaces of white chestnut trees. Isolated by a plant screen consisted of laurels, aucubas and privets, the landscape garden offers a big variety of essences and contains an orchard, a vestige of the nursery of the Carthusian monks, including two thousand variety show of apples and pear trees planted in wall bars.

One of the most beautiful Parisian gardens, romantic as one pleases. Big flowerbeds to the French that loved, before the current students, Baudelaire, Gérard de Nerval, Verlaine and Rilke...

Main essences of the Parisian parks are selected according to their capacities to support repeated prunings and to resist to the atmospheric pollution and to the diseases. It is the case of chestnut trees, lime trees and maples that constitute so many refuges for birds. If most great majority of them show in spring, some adapt themselves better to winter as lesser spotted woodpecker big as a sparrow, or still a firecrest the smallest bird of Europe.

Of the time of St Louis, rose on this ground a cursed building called Vauvert's castle. Later, grounds bought by Marie de Médicis from the duke of Luxemburg were swampy. Gases which escaped from their foul waters ignited to form will-o'-the-wisp. Where from the idea of the devil, and so, the expression "aller au diable Vauvert" (to go to the devil).

To the left of the entrance, by the place Edmond-Rostand, the loving meetings look themselves near the Médicis's magnificent fountain surrounded with plane trees. it dates 1624, but sculptures are of the 19th century. The most beautiful place of the district to court.

Notre-Dame des Champs or Vavin Luxembourg

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